Mozambique – chiffres-cle

Mozambique – 13 ans de guerre d’indépendance contre le colonialisme portugais, suivis d’une guerre civile de 1977 à 1992 qui a coûté la vie à environ un million de personnes et déplacé quelque cinq millions de personnes. Lorsque la paix est enfin revenue en 1992, les sécheresses les plus sévères depuis cent ans ont frappé le pays qui était déjà dévasté par la guerre (1991-1993)

Après quelques années de renaissance économique, de sévères inondations entre février et mars 2000 ont causé d’énormes dégâts. Des milliers de personnes ont fui les inondations, dont plusieurs centaines ont trouvé la mort. Plus de vingt mille bovins et chèvres se sont noyés et 1400 kilomètres-carrés de terre fertile ont été inondés. Ces inondations et les cyclones ont fait plus de dégâts que les guerres précédentes.

Entre 2002 et 2005, le littoral mozambicain a de nouveau été frappé par des conditions climatiques désastreuses, avec des records de sécheresse. Ensuite, en 2007, une sécheresse extrême, mêlée de cyclones tropicaux ont dévasté et inondé le pays. Ce cycle de sécheresse, faim et inondation est le quotidien du Mozambique et d’autres parties d’Afrique jusqu’à aujourd’hui.

45% des quelque 23,9 millions d’habitants du Mozambique sont des jeunes de moins de 15 ans. L’espérance de vie moyenne s’élève à 52 ans. Le taux de sida parmi les personnes de 15 à 49 ans est de 11,5% (statistiques de 2011), ce qui correspond à 1,5 million d’adultes et environ 90 000 jeunes gens et enfants atteints du sida.

Le salaire mensuel minimum officiel s’élève à 80 francs suisses. Un kilo de riz coûte 1,60 franc et un kilo de poulet entre 5 et 7 francs.

Des maladies telles la malaria et la tuberculose, ainsi que le cercle vicieux de la pauvreté, de la malnutrition, de la faim et de l’analphabétisme relègue toujours quantité de gens dans des conditions de vie abominables.

Le Mozambique renferme beaucoup de ressources naturelles, pourtant la longue guerre, les sécheresses et les inondations récurrentes provoquent des difficultés insurmontables et découragent bien des gens.

18.11.2012 – Claire Dangalan Cachuela (Traduction par Jean-Louis Zurcher)